Ca faisait un p'tit moment que je n'étais pas venu, hein ? Mais bon, l'air de rien, j'ai fait un peu de ménage régulièrement, quand spamplemousse a été légèrement submergé ces jours derniers. Pourquoi tant de silence ? Ma foi, depuis le mariage, on court un peu dans tous les sens, le beau temps accapare celui que nous avons de libre (de temps).

Mais il est temps de refaire vivre ce journal de bord. Ce qui m'a remotivé, c'est le journal de téhaifhun, hier soir. Premier titre : catastrophe nationale, à une poignée de jours de l'ouverture du mondial de la fourberie de la beauferie de ballon au pied, l'équipe de notre grande et belle nation se voit privée d'un de ses joueurs emblématique suite à une impressionante fracture (les images m'ont tordu l'estomac) pendant un match de préparation. Face aux chinois, le péril jaune est partout.
C'est donc une catastrophe, la France s'arrête, et consacre son journal télé à cette nouvelle. On s'interroge. La France garde t'elle ses chances ? On interroge du monde. Partout, il faut savoir ! Mieux, on va interroger le Président à ce sujet... C'est là que je me suis dit qu'on touchait le fond, je suis parti me promener en roller.
Rando à thème, hier à Nantes : Seventies ! Beaucoup de déguisements, bonne ambiance, retour de Cheviré un peu raide face au vent d'est. Petite mousse avant de reprendre le tram. Ambiance sympathique, là aussi, quand un groupe d'étudiants grimpe à bord, armé d'une guitare. Ils entonnent un petit Renaud de derrière les fagots. La chanson monte crescendo et explose sur le couplet :
Demain, prends garde à ta peau, à ton fric, à ton boulot,
car la vérité vaincra, la Commune refleurira.
Mais en attendant, je chante, et je te crache à la gueule
cette petite chanson méchante que t'écoutes dans ton fauteuil.
J'ai chanté 10 fois, 100 fois, j'ai hurlé pendant des mois,
j'ai crié sur tous les toits, ce que je pensais de toi,
société, société, tu m'auras pas.
J'ai adoré la gueule du petit couple de français moyen bien propre sur lui qui souriait, un peu crispé, pour faire bonne figure... Et puis, longtemps après que ce petit monde eut déserté le tram, je souriais encore, heureux d'entendre des petits jeunes qui ont encore moins connu le Renard que moi (j'avais 3 ans quand il chantait Société...) entonner ses vieilles chansons teigneuses...